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Échos de la Visite Pastorale au Pays de Manosque 16-19 janvier 2014
Article mis en ligne le 24 janvier 2014
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Notre évêque a visité en pasteur du diocèse, au nom du Christ,
pendant 4 jours les secteurs paroissiaux de

  • Corbières-Manosque-Pierrevert-Ste-Tulle
  • Oraison et la Vallée de l’Asse
  • Villeneuve-Volx

 Merci à Mgr. F.X. Loizeau pour sa visite pastorale à l’Archiprêtré du pays de Manosque, ce 16-19 janvier 2014

Après une journée de rencontres dans le secteur d’Oraison, les trois journées suivantes se déroulaient sur les secteurs de Manosque et Villeneuve-Volx. Vivre ensemble 3 jours sous le même toit était déjà un cadeau.
Le document « photographie réelle et prospective » des secteurs donnait le fil conducteur des différentes rencontres avec l’équipe pastorale, l’école-collège St-Charles, le conseil pastoral de Villeneuve-Volx et les conseils pastoral et économique du secteur de Manosque.
Une rencontre ‘tout public’ pour tout l’archiprêtré le samedi après-midi permettait un échange sur le thème « et si l’Église n’était plus là ? ». La célébration unique pour tout l’archiprêtré le dimanche matin à St-Sauveur, avec une première conclusion de notre évêque comme message d’envoi, était le point culminant de cette visite.

 « Et si l’Église n’était plus là ? »

Un titre un peu provocateur invitait tous ceux pour qui l’avenir de l’Église tient à cœur !
Même s’il y a tant de raisons pour rendre grâce pour tout ce qui se vit, la réalité est là que le ‘champ à moissonner’ est vaste et toujours grandissant dans nos secteurs, et que les ‘ouvriers sont trop peu nombreux’.
L’objectif de la rencontre était tout sauf catastrophiste, mais force est de constater que beaucoup de croyants ne sont pas forcément conscients de ce que la communauté ne peut rayonner la joie de croire au Christ et offrir ce trésor à tous ceux qui cherchent, que par la participation de tous et l’investissement de plus de personnes dans les ‘services indispensables’ au quotidien. Un travail avec tous les participants, une intervention tonique du P. Christophe Disdier-Chave et une conclusion par notre évêque, empreinte du souffle de la « joie de l’Évangile » de notre pape François, étaient le contenu de la rencontre.
Malgré une invitation large et personnalisée, la foule n’était pas au rendez-vous. Merci à ceux qui sont venus ! La joie de croire, la convivialité et la confiance en Celui qui continue d’appeler et de nous faire confiance, ont fait de cette rencontre un moment fort et intéressant. Merci aux animateurs, à tous ceux qui ont assuré la logistique, et la mairie de Villeneuve pour la mise à notre disposition de cette belle salle !

 Messe de clôture de la visite pastorale de Mgr. F.X. Loizeau aux communautés paroissiales des secteurs d’Oraison, Villeneuve-Volx et Manosque – à St-Sauveur ce 19 janvier 2014

Seul lieu capable de contenir tant de monde, St-Sauveur résonnait de musique par l’orchestre des jeunes et moins jeunes, l’orgue et le chant. Trois bannières évoquaient lors de la procession d’entrée l’événement de nous retrouver entre 3 secteurs. La réalité internationale de notre assemblée colorait le déroulement.
Lors d’une prière universelle faite par des représentants des trois secteurs, des ‘objets’ symboliques évoquaient la vie et le défi pastoral de chaque secteur : de l’huile et de la lavande, un pont et les 5 pains et 2 poissons de nos pauvres moyens pour rassasier les foules dans la confiance qu’encore 12 corbeilles peuvent se remplir pour avancer dans la mission !
À la fin notre évêque nous envoyait au nom du Christ et nous encourageait à la manière de St Paul à avancer dans la confiance et à une créativité renouvelée. Enfin les enfants faisaient la surprise émouvante à notre évêque d’un chaleureux merci (avec des plumes d’oiseaux !) et d’un « bon anniversaire » de son ordination épiscopale il y a 16 ans – prolongée par le verre de l’amitié au fond de l’église pendant que des trombes d’eau tombaient dehors !

 Homélie

Jean 1, 29-34 - Visite pastorale

La lecture de l’Evangile de ce jour nous met en présence de Jésus. Elle nous invite à connaître davantage le Christ Jésus comme « l’Agneau de Dieu » et « le Fils de Dieu ». Elle nous invite également à témoigner de ce que nous aurons ainsi reconnu dans la foi.

Les Apôtres de Jésus. ont commencé à connaître progressivement qui était ce Jésus qu’ils avaient suivi, Ils ont été bousculés par les paroles et les actions de leur Maître au cours des trois années passées avec lui, déroutés par les événements de l’opposition des chefs des juifs, de la Passion et de la crucifixion du Messie, ce n’est qu’après la fin humaine de Jésus et à la lumière de sa Résurrection que les paroles et les actes, la vie et la mort de leur Seigneur ont pris du relief pour eux. Conduits par l’Esprit-Saint, ils ont alors compris plus profondément Celui dont ils devenaient les apôtres, les témoins.
Les paroles de Jean-Baptiste qui leur avait désigné Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu ! », ces paroles qui les avaient pourtant entraînés à le suivre, ces paroles retentissaient alors en eux avec un relief tout particulier. Elles exprimaient pour eux ce qu’était leur foi en Jésus, « Fils de Dieu ».

Ce sont ces mêmes paroles qui nous désignent le Corps du Christ à chaque messe avant de communier : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Ces paroles bien connues de nous (trop connues peut-être), n’avons-nous pas à les revivifier puisqu‘elles expriment le cœur de notre foi au Christ Jésus, Fils de Dieu venu en ce monde pour sauver ? Pour les revivifier, il faut les retremper dans cette source qu’est la foi des Apôtres et de l’Eglise à leur suite.

Pour les Apôtres, parler de Jésus comme « Agneau de Dieu », c’était d’emblée, avec évidence, désigner le Christ mort et ressuscité, Agneau immolé et victorieux. Pour eux, penser au Messie « Agneau de Dieu », c’était penser tout de suite au Christ Jésus qui a enlevé, emporté dans sa mort, tout le péché, tout le mal du monde entier ; c’était penser tout de suite au Seigneur Jésus qui a offert à tous les hommes le fruit de sa victoire, c’est-à-dire l’Esprit qui fait vivre pour Dieu éternellement.

Voilà le sens fort de ces paroles que nous reprenons souvent au cours de nos messes et qu’il faudrait laisser ainsi retentir en nous comme l’expression de notre foi au « Fils de Dieu », l’« Agneau de Dieu », mort et ressuscité pour nous, salut offert pour tous les hommes de tous pays et de tous les temps ! Ainsi, en approfondissant le sens de telles paroles, nous connaîtrons davantage le Christ Jésus et nous pourrons, en vivant de lui, témoigner de lui.

A tous ceux qui venaient à lui pour trouver un salut, Jean-Baptiste disait : « Voici l’Agneau de Dieu… C’est lui le Fils de Dieu ! ». Il rendait témoignage, comme le firent les Apôtres après la Pentecôte. De telles paroles nous invitent, nous aussi, chrétiens d’aujourd’hui, à suivre le Christ et à parler de lui. Elles nous entraînent à être ses disciples pour être ses témoins.
Comment cela ? Par notre attitude de vie chrétienne et parfois par nos paroles de personne à personne mais aussi par notre témoignage d’Eglise, « l’Eglise de Dieu qui est à… », comme le dirait Saint Paul.
C’est à ce témoignage d’Eglise, porté ensemble, que je vous invite. Il nous faut témoigner, dans le monde de ce temps, du signe que nous portons, la marque baptismale de l’Agneau de Dieu. Il nous faut porter haut le signe du Fils de Dieu Sauveur, de son visage, de son action toujours vivante, le signe du grand Amour de Dieu pour tous.
Témoigner en approfondissant notre foi, en devenant des familiers de la Bible et des habitants de l’Evangile par la prière et la formation.
Témoigner en redécouvrant le sens des sacrements, rencontres privilégiées avec le Christ, spécialement l’Eucharistie, comme une source et un sommet.
Témoigner en prenant nos responsabilités de baptisés-confirmés dans la vie de l’Eglise, la catéchèse des enfants, la préparation des baptêmes et des mariages, la visite des malades et l’accompagnement des familles en deuil.
Témoigner en nous engageant non seulement dans l’Eglise mais d’abord dans les institutions humaines, si diverses soient-elles, pour œuvrer au Bien commun avec les autres et au service des plus pauvres.
Témoigner en pensant plus large que l’horizon de notre paroisse ou de notre communauté humaine, en tenant compte des autres pays du monde et de l’Eglise universelle répandue en Eglises locales dans l’univers entier.
Voilà autant de points d’application de notre témoignage en Eglise qui s’enracine dans notre foi au Christ mort et ressuscité pour nous, dans notre foi en « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », « Lumière » pour le salut de la multitude des hommes.

C’est notre prière en ce jour, au terme de cette visite pastorale dans votre archiprêtré.
écouter l’homélie et la messe sur le site de paysdemanosque

 Conclusion générale de la visite pastorale de l’archiprêtré de Manosque Manosque, le 19 janvier 2014,

Chers amis et frères de l’archiprêtré du Pays de Manosque et de ses trois secteurs pastoraux,
Au terme de cette visite pastorale, reportée et trop rapide, dans votre riche territoire, je voudrais ne retenir que deux points, que je développerai plus tard et qui feront l’objet d’orientations particulières pour chaque secteur.

J’ai perçu, hier et aujourd’hui encore, les difficultés à « franchir les ponts » : les ponts entre les deux rives de la Durance, le pont entre Volx et Villeneuve, le pont entre la ville de Manosque et ses périphéries, le pont avec le diocèse…
D’où l’appel à nouvelle conversion pastorale par la communion entre communautés, dont les ministres ordonnés, pour une meilleure collaboration missionnaire. Tant de gens attendent de nous !

Et pourtant, que de richesses dans ce bassin de vie : richesse d’un dynamisme démographique métissé, richesse économique malgré la crise de l’emploi, richesse sociale et culturelle, richesses en perspectives d’avenir, richesses pastorales malgré la diminution en forces vives dans les paroisses, services, mouvements, richesses en initiatives pastorales diversifiées même s’il manque une synergie …
D’où l’appel à partager vos richesses, sans vous ignorer, sans vous critiquer, mais en sachant envisager ensemble la mission commune et étant attentifs à tout l’ensemble du diocèse. Tant d’affamés attendent !

On dirait que la Lettre récente du Pape François intitulée « La joie de l’Evangile » a été écrite pour vous, ici et maintenant ! Je vous encourage à y puiser le souffle de l’Esprit missionnaire et la force de conversions nécessaires pour l’évangélisation de ce temps. En particulier, vous pourriez vous inspirer du chapitre 1 : « La transformation missionnaire de l’Eglise ». Mais toute la Lettre serait à lire et méditer (accessible ici) personnellement et en groupe.
J’extrais, pour vous, un passage qui est appel à une conversion pastorale à mener ensemble, en paroisse, en archiprêtré, en diocèse, pour être une Eglise « en sortie » qui propose l’Evangile à tous.
« Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ(…). Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie(…), et Jésus nous répète sans arrêt : Donnez-leur vous-mêmes à manger » ! (n°46).
Entendons cet appel du Christ et agissons en Eglise !

+ François-Xavier LOIZEAU, évêque de Digne, Riez et Sisteron


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