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« AU SERVICE DU BIEN COMMUN »Communiqué de...
Article mis en ligne le 6 mars 2014
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« AU SERVICE DU BIEN COMMUN »

Communiqué de l’évêque de Digne : avant les élections municipales

Voilà seize ans que, comme évêque catholique des Alpes-de-Haute-Provence, je sillonne ce vaste et magnifique département. J’ai eu l’occasion de visiter la totalité des communes, ce qui m’a permis de mesurer un peu les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses de ses habitants. J’y ai souvent rencontré les élus, femmes et hommes, au service de leurs concitoyens et du bien de leur communauté. Ceux qui se présentent actuellement méritent autant les encouragements que les élus actuels. Eux et moi, dans nos missions respectives, dans le cadre de la laïcité et de la séparation des pouvoirs, nous sommes et serons au service du bien commun.
« Quand le chômage ou la précarité touchent nos concitoyens, une vie locale harmonieuse favorise la recherche d’emploi. Dans les cas de grande solitude, en particulier, la commune est souvent le premier garant du lien social, avec les services aux personnes âgées, aux personnes fragiles ou en situation de handicap, en développant la vie associative, sportive et culturelle » (1). Dans l’accueil de nouveaux arrivants, les municipalités jouent souvent un rôle positif et nos associations caritatives catholiques sont prêtes à collaborer avec les responsables de l’action sociale. Je souhaite que cet engagement généreux se manifeste particulièrement auprès des jeunes générations et des jeunes parents.
Les élections municipales s’avèrent être une période cruciale pour l’avenir de nos villes et villages. A nous tous de saisir cette chance de choix pour une proximité sociale indispensable.
Comme évêque, j’invite tous les catholiques à prendre part à ces prochaines élections. Voter est un droit précieux qui implique le devoir exigeant de se laisser inspirer par une vision de l’homme et de la société qui nous vient de l’Evangile. Dans un texte récent (2), le Pape François encourage à « ne pas fuir le monde dans le découragement, la nostalgie, les lamentations et la démagogie » Il invite « les gouvernants et le pouvoir financier à élargir les perspectives : qu’ils fassent en sorte que tous les citoyens aient un travail digne, une instruction et une assistance sanitaire. Je suis convaincu qu’à partir d’une ouverture à la transcendance pourrait naître une nouvelle mentalité politique et économique ».
Notre vote personnel peut y contribuer, en choisissant des femmes et des hommes politiques enracinés dans leur terroir et soucieux de tous.

François-Xavier Loizeau, évêque de Digne, Riez et Sisteron

 (1) Déclaration des évêques de France, 11 décembre 2013

Déclaration du Conseil permanent
de la Conférence des évêques de France

      • Les élections municipales :
      • une chance pour le bien commun

Au nom des évêques de France, nous tenons à rendre hommage aux hommes et aux femmes impliqués dans la vie municipale. Ces élus de la proximité humaine et géographique, très attachés à leurs communes, quelles que soient leurs dimensions, sont parfois engagés depuis de longues années.

Ils savent que, pour chacun d’entre nous, être enraciné en un lieu est une dimension essentielle de la vie personnelle et sociale. Beaucoup ont à cœur d’accueillir au mieux les nouveaux habitants.

Et quand le chômage ou la précarité touchent nos concitoyens, une vie locale harmonieuse favorise la dignité et la recherche d’emploi. Dans les cas de grande solitude, en particulier, la commune est souvent ce premier garant du lien social, avec les services aux personnes âgées, aux personnes fragiles ou en situation de handicap, en développant la vie associative, sportive et culturelle.

Une parole forte d’encouragement.
C’est pourquoi nous souhaitons encourager fortement toutes les personnes qui projettent en 2014 de donner quelques années au service du bien commun. Qu’elles travaillent à l’échelle de la commune, de la communauté de communes ou d’agglomération, qu’elles représentent la dimension locale dans les diverses structures de la vie départementale ou régionale, toutes seront invitées à participer à leur façon, à la construction d’une société fraternelle.

Pour les catholiques, en particulier, cette dimension fraternelle comporte un sens très profond. Elle enracine l’engagement pour le bien commun au cœur même de la source de leur foi. Comme le dit le pape François dans sa récente Exhortation apostolique Evangelii Gaudium (§ 179), « la Parole de Dieu enseigne que, dans le frère, on trouve le prolongement permanent de l’Incarnation pour chacun de nous : ‘Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait’ (Mt 25, 40). Tout ce que nous faisons pour les autres a une dimension transcendante ».

Nous saluons l’implication des élus.
En tant qu’évêques, par notre ministère, nous observons la richesse de la vie locale, particulièrement lors de nos visites pastorales. Les associations, les municipalités et les paroisses, sont souvent, notamment dans les petites communes rurales qui constituent l’immense majorité du tissu communal, les seuls lieux de lien social.

Nous savons, bien sûr, les difficultés auxquelles les élus doivent faire face. La crise économique, longue et coûteuse en emplois, en fermetures d’entreprises, la recherche des subventions et des dotations rendent difficiles les projets et les investissements municipaux. Les communes elles-mêmes sont touchées. L’intercommunalité est un degré qui, en période de crise, doit permettre une mutualisation équitable et réfléchie.

Mais nous savons l’énergie avec laquelle les responsables de l’action sociale mettent en œuvre des initiatives nouvelles. Nous savons aussi leur volonté de servir la communauté territoriale tout entière. Nous savons encore l’attachement des maires à « leurs » églises, part essentielle du patrimoine communal, dont ils sont souvent les premiers à initier des restaurations. Pour tout cela, et bien d’autres actions des domaines si variés du développement local, nous saluons leur implication et condamnons les discours populistes répandant la suspicion contre toute représentation politique.

Face à l’individualisme, des hommes et des femmes soucieux de tous.
La tendance à l’individualisme, à la perte du sens du bien commun et au rejet de l’autre, quand il est différent ou quand il vient d’ailleurs, nous inquiète. Souvent la peur puis la violence en sont les conséquences. Parfois même, des personnes ont le sentiment qu’elles ne sont plus accueillies là où, il y a quelques années encore, elles avaient toute leur place.
Nous encourageons les candidatures aux élections municipales de 2014 des hommes et des femmes soucieux de tous, notamment dans les nouvelles générations.
Forts de leur humanité, de leur disponibilité, forts aussi, s’ils en sont habités, de leur foi au Christ, ils pourront faire du nouveau, en renversant les mentalités dans le sens de l’amour et de l’Évangile.
Au service du bien commun, ils sauront allier aspirations individuelles, justice sociale, démocratie et paix. Notre pays en vaut la peine. Nous engageons à mettre en œuvre, au niveau local, une vive attention à toutes formes de pauvretés et la conduite d’actions dynamiques et inventives pour le meilleur de la vie ensemble.
Que chaque citoyen, en allant voter, montre sa volonté de prendre sa part dans la recherche du bien commun.
Paris, le 11 décembre 2013
Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, Président

 (2) Pape François, Lettre « La joie de l’Evangile », 24 novembre 2013.

(extrait)
[…]
205. Je demande à Dieu que s’accroisse le nombre d’hommes politiques capables d’entrer dans un authentique dialogue qui s’oriente efficacement pour soigner les racines profondes et non l’apparence des maux de notre monde ! La politique tant dénigrée, est une vocation très noble, elle est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’elle cherche le bien commun. Nous devons nous convaincre que la charité « est le principe non seulement des micro-relations : rapports amicaux, familiaux, en petits groupes, mais également des macro-relations : rapports sociaux, économiques, politiques ». Je prie le Seigneur qu’il nous offre davantage d’hommes politiques qui aient vraiment à cœur la société, le peuple, la vie des pauvres ! Il est indispensable que les gouvernants et le pouvoir financier lèvent les yeux et élargissent leurs perspectives, qu’ils fassent en sorte que tous les citoyens aient un travail digne, une instruction et une assistance sanitaire. Et pourquoi ne pas recourir à Dieu afin qu’il inspire leurs plans ? Je suis convaincu qu’à partir d’une ouverture à la transcendance pourrait naître une nouvelle mentalité politique et économique, qui aiderait à dépasser la dichotomie absolue entre économie et bien commun social.
[…]



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