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Messe chrismale 14 avril 2014
Article mis en ligne le 16 avril 2014
dernière modification le 21 mai 2014
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MESSE CHRISMALE 14 AVRIL 2014

 Introduction de Mgr Loizeau

La Messe chrismale unit chaque Eglise diocésaine et unit celle-ci à l’Eglise universelle, « sacrement du salut » en Jésus notre unique Sauveur !
Ainsi chaque année « commence une année de bienfaits accordée par le Seigneur » dans la commémoration de sa mort et de sa résurrection, qui est son ultime « onction sainte » pour nous sanctifier en Lui.
Trois représentants de l’Ordre de Malte, ordre séculier qui a des missions mondiales hospitalières et humanitaires, ont porté les urnes des Saintes Huiles.
Nous allons prier particulièrement pour ceux qui bénéficieront cette année de l’onction du Saint-Chrême : les baptisés, enfants ou jeunes ou adultes et celui qui, sans doute, sera ordonné prêtre et celui qui sera ordonné évêque pour notre diocèse. Je viens d’appeler à l’ordination diaconale en vue du ministère de prêtre, Guillaume Vivicorsi : joie pour le diocèse et pour sa famille de Barrême.
Nous prierons aussi en action de grâces pour nos ministres ordonnés jubilaires : les Pères Yves Clouet d’Orval, François Kabasélé, Gilbert Marjisse et Wojcieh Plewczynski, ainsi que pour le diacre Renaud de Marin, prenant ainsi davantage conscience de ce que notre Eglise de Digne reçoit de l’Eglise universelle !
Que l’Oint véritable du Seigneur nous comble de ses grâces, chacun de nous et tout notre diocèse ! Nous prierons en même temps pour le diocèse « jumeau » de Bafia, que nous allons bientôt visiter.
Que Dieu, le Saint, nous accorde la grâce de son pardon et de sa paix !


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 Homélie de Mgr Loizeau

Luc 4, 16-21
Messe chrismale 2014,

Je vais m’inspirer de plusieurs homélies de notre Pape François réunies dans un livre intitulé « La miséricorde » (ed. Mame), homélies que le futur Pape a prononcées au cours de messes semblables dans la cathédrale de Buenos-Aires, homélies qui rejoignent mon sentiment pastoral et épiscopal profond en une telle célébration, ma dernière parmi vous.

Le texte évangélique qui nous inspire toujours en une telle célébration de Messe Chrismale nous présente la première homélie de Jésus à Nazareth, là « où il avait grandi en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes » (Lc 2,52).Jésus, plein de l’onction reçue à son baptême (4,1), plein de «  l’Esprit du Seigneur qui l’a consacré par l’onction  » (4,18), se mit à lire devant ses compatriotes le livre du Prophète Isaïe qui indiquait la mission du Messie, et il conclut par ces simples mots lourds de sens : « Cette Parole de l’Ecriture, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit » (4,22). Alors nous confie le texte évangélique, « tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui  » (4,20).

« La lecture réitérée de cette scène chaque jeudi saint, nous dit le Pape, est un encouragement pour toute l’Eglise  », le peuple de ceux qui ont été marqués de l’onction sainte, encouragement à «  garder les yeux fixés sur Jésus  », avec les yeux de cette autre assemblée dont nous parle la Lettre aux Hébreux : « Cette foule immense de témoins qui est là et qui nous entoure. Comme eux, débarrassons-nous du péché qui nous entrave si bien. Alors nous courrons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré, sans avoir de honte, l’humiliation de la Croix et, assis à la droite de Dieu, il règne avec lui. Méditez l’exemple de Celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement » (He 12,1-3).
Et le Pape commente ce passage ainsi : « Entourés de toutes parts d’une grande nuée de témoins, sachons garder les yeux fixés sur Jésus. Cette multitude de témoins avec qui nous désirons regarder le Seigneur, c’est le peuple saint et fidèle de Dieu. Ce peuple porte son regard plein de foi vers Jésus Prêtre et il sait voir aussi en chacun de nous un membre qui participe de l’onction du Seigneur » (p.54-55).
Oui, frères et sœurs ici rassemblés, nous sommes le peuple saint et nous représentons la foule immense de ceux et celles qui sont marqués ou vont être bientôt marqués par l’onction du baptême et de la confirmation, ou de l’ordination, cette onction qui marquera aussi nos catéchumènes, nos malades et tous les blessés de la vie. En peuple sanctifié par les sacrements, rendons grâces à Dieu, le Saint, et en son Fils, l’Oint véritable, qui nous donne son Esprit et renouvelons en nous la grâce de l’onction reçue !
Le Pape François nous dit que cette lecture évangélique aussi « est un encouragement de l’Eglise pour ses prêtres à garder les yeux fixés sur Jésus (…). L’Eglise nous exhorte ainsi, nous les prêtres, à reposer notre cœur et notre regard dans le mystère de l’onction du Seigneur. Par notre sacerdoce, nous sommes conviés à bénéficier de cette onction sacrée. Saint Jean disait : Quant à nous, Celui qui est saint nous a consacrés par l’onction (1Jn 2,20).(…) En étant ici, au milieu de notre peuple fidèle, notre conscience se renouvelle dans la mémoire de l’onction sacrée reçue lors de notre ordination. Ici, « le don de Dieu est ravivé », ce don que nous recevons par l’imposition des mains. Ici, nous percevons à nouveau notre appartenance et notre vocation sacerdotale » (p.54-55). Rendons grâce à Dieu qui nous a ainsi choisis et oints en son nom !

Alors, sans cesse, « Fixons notre regard sur l’Esprit qui repose dans le Christ Prêtre ; sur l’Esprit de sainteté dans lequel nous avons été consacrés par l’onction sacerdotale ; sur le Père, source de toute sainteté, qui envoie l’Esprit sur son Fils bien-aimé. L’Esprit imprègne la tête, le cœur et les mains de Jésus-Christ par le sceau de l’onction et le consacre Prêtre à jamais. Notre ministère sacerdotal trouve ses origines en cette même source. Le même Esprit qui oint le Seigneur nous consacre nous aussi prêtres par l’onction. L’Esprit-Saint est sur nous et en nous, toujours présent pour nous conduire. Ce n’est ni la chair ni le sang qui motivent notre cheminement pastoral. Ce n’est ni la prudence humaine ni nos propres intérêts qui nous poussent à aller de l’avant. C’est l’Esprit-Saint qui inspire nos actions et, en cela, il agit pour la puissance et la gloire du Père, pour le bien du peuple aimé de Dieu.
« Cet Esprit a imprimé sa marque et son empreinte en nous le jour où l’évêque nous a imposé les mains en disant : « Renouvelle dans leur cœur l’Esprit de sainteté ». Nous nous unissons à Lui au moment de chaque Eucharistie lorsque nous étendons les mains sur l’offrande du pain et du vin et que nous prions le Père saint : « Sanctifie ses offrandes en répandant sur elles ton Esprit ». Nous invoquons ce même Esprit pour qu’à travers nous la grâce du baptême se déverse sur les futurs baptisés, pour que les péchés de ceux qui se confessent soient pardonnés et pour que les malades reçoivent son onction dans la souffrance. Avec le Christ, pour Lui et en Lui, nous pouvons répéter : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres
 » (p.98-99).

Dans une autre homélie, l’archevêque de Buenos-Aires rappelait « la finalité du ministère sacerdotal : être oints dans l’Esprit pour imposer l’onction ». Notre sacerdoce existe pour porter l’onction à notre peuple fidèle et à tous les hommes. Tous nous avons besoin de la miséricorde et de la charité de Dieu notre Père. Tous nous avons besoin de recevoir l’onction de l’Esprit afin de guider notre peuple vers Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Seigneur » (p.97).

Le futur Pape ajoutait : « Nous, les prêtres, voulons apporter l’onction et la foi du baptême sur notre peuple, le peuple des rois et peuple de Dieu. Car la foi de nos pères est la marque véritable de la dignité de notre peuple ; elle nous transporte de joie au milieu des tribulations de toute notre vie.
Nous voulons apporter l’onction et l’espérance à notre peuple, l’espérance qui repose uniquement en Jésus. Car ses mains nous sauvent et nous délivrent ; car ses lèvres nous apportent la seule vérité et l’unique consolation ; car son cœur tressaille de joie en demeurant au milieu de son peuple.
Nous voulons apporter l’onction et la charité à notre peuple, afin qu’il demeure éternellement solidaire ; afin que chaque père renouvelle sa force et son ardeur pour les travaux éprouvants de la famille ; afin que chaque mère continue à mettre ce baume de douceur et de chaleur du foyer dans le cœur de son mari et de ses enfants ; afin que les jeunes ressentent l’heureuse satisfaction de mettre leur vie au service des autres, tout particulièrement au service des plus petits et des pauvres ; afin que les personnes âgées et les grands-parents s’enhardissent et portent un regard plein d’espoir vers le futur, qu’ils puissent transmettre un message d’espérance sur la vie et les promesses du Seigneur ; afin que les malades, les prisonniers, les sans-abri, les abandonnés et les plus pauvres puissent sentir la présence toute proche de Jésus, Lui qui est venu tout spécialement pour eux pour les guérir et les soigner, pour leur apporter la liberté et leur annoncer la Bonne Nouvelle
 » (p.156).

Et le Pape de conclure : « Dieu notre Père a donné l’onction à son Fils, en l’imposant sur sa chair outragée et glorifiée. Notre chair à nous, la chair de notre peuple, est affamée et assoiffée, elle est malade et blessée, elle purge sa peine en prison, elle n’a pas de quoi se vêtir, elle dégage l‘odeur amère et corrosive de la solitude et du mépris. Or Dieu a voulu imposer son onction sur toutes nos souffrances et sur toutes nos joies et le Seigneur a oint nos mains avec le Saint-Chrême pour que nous puissions porter la grâce de l’onction avec nos mains et avec notre prière au plus près de notre peuple fidèle.

Le Père a envoyé son Fils afin que, dans notre chair, nous ne soyons plus infirmes. Dans ses blessures, nous avons trouvé la guérison ! Aujourd’hui, pour la guérison de notre chair, nous avons besoin, nous ministres et pasteurs, de raviver notre vocation et notre cœur paternel dans la grâce de l’onction sacerdotale. Notre Mère, qui a donné chair au Verbe de Dieu, nous accompagne et nous préserve dans cette voie. Prions pour son intercession ! » (p.156-157).

 Emission RCF Alpes Provence en podcast

« Diocèse Actus » :
Reportage de la messe chrismale


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