Église de Digne              

Abonnement normal : 25 € par an

 
13, Avenue Paul Martin
BP 67
04002 Digne-les-Bains CEDEX
CCP 615-53 V Marseille

Église de Digne est le bulletin religieux mensuel du diocèse de Digne, Riez et Sisteron. Il contient les informations officielles du diocèse (à gauche),
et bien d'autres informations utiles.

extrait du bulletin religieux " Eglise de Digne "

RUBRIQUES DU MOIS ...  septembre  2011

 


FETE DE LA SOLIDARITE
Samedi 17 septembre 2011 de 9h30 à 16h30
Palais des Congrès à Digne-les-Bains

D O S S I E R : LE DIACONAT
Trois hommes ordonnés diacres
Un même ministère, des situations différentes

Epouse de Diacre

Témoignage de M. Paul Rebattu, diacre

Ecole Jeunesse Lumière

passation de pouvoir à Chemin d'Espoir

Chrétiens en Forum
COMMENT GARDER L’HOMME AU CŒUR DE NOS MISSIONS ?

pastorale de la santé: journée diocésaine

 

 

 

 

 

 

 

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Une grande fête du diocèse de Digne, ouverte à tous,
Pour vivre la fraternité et l’espérance
Face aux fragilités d’un monde en crise …

PROGRAMME
  9h30  Accueil des participants
10h   Mgr François Xavier LOIZEAU  présente la journée
10h20 Témoignages vidéo suivis d’un échange.
11 h  Ateliers intergénérationnels vous permettant une participation plus active, plus ludique autour du thème de la solidarité ; exemples :
       décoration de la table du midi ;
       confectionner une fresque pour la célébration de la fin de la journée ;
                   handisport : chemin d'espoir ;    atelier créatif du SC de Banon ;
       témoignage des jeunes de retour des JMJ ;  journalistes en herbe ;
       jeux des mots croisés solidaires.
12h15 Repas tiré du sac et partagé
13h30 Concert par la chorale du pays de Forcalquier
14h15 Animation pour les enfants et les ados
14h15 « Dans un monde en crise, fragilités et espérance »

  • Xavier Le Pichon, membre de la communauté de l’Arche et professeur au Collège de France, nous entretiendra de « La rencontre avec la personne blessée».  Il nous redira que «L’Eglise a le devoir de rechercher la rencontre avec l’homme de manière particulière sur le chemin de la souffrance. C’est dans cette rencontre que l’homme devient la route de l’Eglise. »
  • Walter Pryston, chargé de mission du CCFD-Terre Solidaire, nous fera rencontrer le Brésil où le CCFD soutient de nombreuses actions de développement. Le Brésil est le plus grand pays catholique du monde, les JMJ s’y dérouleront en 2013, un pays de grandes fragilités humaines et environnementales, à la fois pauvre et riche, où l’espérance passe par bien des combats pour la justice. Nous sommes solidaires du Brésil dont nous dépendons parfois sans le savoir.

16h30 Célébration et partage de la parole
17h30 Fin de la journée.
Cette fête nous invite à revisiter notre démarche du service des frères.   Elle préfigure aussi le thème de DIACONIA 2013 : «au service de tous les hommes! » Nous sommes appelés à être des témoins du Christ au cœur du monde, à partager nos initiatives, nos engagements et nos projets pour plus de solidarité et de fraternité. Cette démarche d’hommes et de femmes de bonne volonté fait partie d’une vie pleine et entière. Nous sommes à la croisée des chemins avec tous nos frères en Christ,  notre avenir passe par plus de justice et de solidarité, car nous avons tous nos fragilités et nos avenirs sont liés, ici et là-bas. 
Cette grande fête de la solidarité est la vôtre, elle fera briller plus fort en nous tous un avenir de fraternité et d’espérance.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D O S S I E R
Le Diaconat

 

Trois hommes ordonnés diacres
Un même ministère, des situations différentes

 

À l’occasion de l’ordination diaconale de M. Dubrulle, il m’a été demandé de présenter un historique du diaconat. Cela m’est impossible en quelques lignes car c’est une longue histoire qui est reprise de manière remarquable par de nombreux théologiens et notamment lors de ces dernières décennies puisque le diaconat dans une forme permanente a été restauré lors du deuxième concile du Vatican (1962-1965). Vous pouvez lire de nombreux documents de grande qualité. Je me suis appuyé sur le texte de la Commission-Théologique-Internationale, « le diaconat, évolution et perspective » (novembre 2002) , je vous recommande aussi le site français du diaconat permanent : http://www.diaconat.cef.fr/.

Je vous propose de pointer quelques questions historiques et contemporaines au travers de deux ordinations célébrées dans notre diocèse et une à venir.

En janvier dernier, à Barcelonnette, lors de la messe dominicale, M. Bernard Dubrulle a été institué ministre de la parole et de l’eucharistie, deux ministères laïques vécus en vue du diaconat permanent. M. Dubrulle sera ordonné diacre le 2 octobre à 15 h à la cathédrale Notre-Dame-du-Bourg. Nous avons eu la grande joie d’assister à l’ordination presbytérale de M. Franck Savornin qui était diacre depuis plusieurs mois, il a exercé ce ministère dans le secteur de Sisteron. Nous avons aussi vécu l’ordination presbytérale de M. Jean Boudoux, diacre permanent depuis de nombreuses années. Trois événements importants pour notre Église diocésaine. Trois exemples intéressants qui soulignent la richesse de l’Église de France en ce moment sur le plan pastoral et théologique. Ces trois ordinations dévoilent plusieurs questions autour du même ministère diaconal.

L’ordination de Franck Savornin implique la question d’un ordre transitoire, cependant, en creux, il dit quelque chose d’essentiel : ce ministère n’a jamais été oublié ou abandonné dans l’Église. En effet le diaconat ne dit pas quelque chose de lui-même mais il révèle que seul le Christ est serviteur, le seul diacre. L’Église vit par le regard de son époux, elle est par conséquence servante de l’humanité. C’est toujours le Christ qui révèle la vocation de l’Église pour le monde. Sans jamais retirer le diaconat des ministères ordonnés, à partir du Xème siècle, l’Eglise n’évoque plus d’ordination diaconale pour exercer ce ministère à vie mais toujours en vue d’un autre ministère, soit presbytéral soit épiscopal. Pour de multiples raisons complexes et différentes, le diaconat dans sa forme permanente a disparu. Nous pouvons évoquer plusieurs d’entre elles : la place importante prise par les diacres sur le plan de la proximité dans les communautés reléguant souvent les prêtres à un simple ministère de présidence des sacrements, des dérives fortes de diacres dans le ministère les faisant basculer de l’exercice de la charité à la seule gestion économique de paroisses, d’œuvres ou même de diocèses. Petit à petit, le diacre a été cantonné à l’exercice liturgique et dans le même temps on attribuera des fonctions supplémentaires au fur et à mesure des étapes franchies jusqu’à l’épiscopat. En Gaule, à la fin du Vème siècle, il est proposé cinq ordres inférieurs institués par la porrection des instruments et trois ordres supérieurs (épiscopat, presbytérat et diaconat) ordonnés par imposition des mains. « À Rome, au IXème siècle, le sous-diaconat est le seul passage obligatoire du cursus avant l’accès aux fonctions supérieures. Tous les papes entre 687 et 891 ont été sous-diacres » et cinq seulement parmi eux ont reçu le diaconat, les autres ont eu accès directement au presbytérat puis à l’épiscopat. La question de la sacramentalité du diaconat a été en discussion, elle l’est encore aujourd’hui dans une moindre mesure. Ainsi, on trouve parfois des textes de théologiens ou même des rituels liturgiques qui parlent de consécration ou d’ordination pour l’épiscopat et le presbytérat et de bénédiction ou d’institution pour le diaconat. Cette dernière question a accentué ce phénomène d’étape du diaconat vers le presbytérat ou/et l’épiscopat. Peu à peu le diaconat aura un rôle de passage entre les ministères inférieurs et le presbytérat et l’épiscopat. Enfin, les diacres perdront même leur rôle premier de la charité puisque peu à peu des monastères ou des laïcs missionnés assureront cet office.

Le diaconat transitoire aujourd’hui pose certaines questions.

Comment éviter l’impression de « poupées russes » comme si l’ordination presbytérale était un « grade » supérieur à l’ordination diaconale ? Comment éviter de tomber dans le cliché spirituel où il faudrait être diacre pour vivre le service en tant que prêtre ? Comment vivre pleinement un ministère diaconal lorsque le but n’est pas ce ministère ? Comment avoir une place dans l’ordre des diacres alors que l’on est tendu vers une place plénière dans le presbyterium ? Comment les laïcs et les prêtres se situent-ils par rapport à ce diaconat « transitoire » ? Lui donnent-ils sa place réelle en tant que diaconat ou sont-ils eux aussi plongés dans un avenir presbytéral ?
L’ordination au diaconat permanent de Bernard Dubrulle nous rappelle la restauration de ce ministère par le concile Vatican II. Plusieurs motivations furent à l’origine de cette restauration. Les prémices virent le jour lors de la deuxième guerre mondiale surtout en Allemagne où de nombreux prêtres furent emprisonnés ou tués. Puis des questions théologiques apparurent avec les avancées bibliques, liturgiques et œcuméniques ante-conciliaires. Les discussions parfois même les tensions autour des prêtres ouvriers favorisèrent la pensée d’un ministère ordonné « du seuil », notamment en France. Les missions dans les milieux ouvriers ou dans les situations les plus pauvres socialement ne furent pas neutres, en tout cas dans la définition que l’on donnât plus tard du diaconat permanent en France. L’une des raisons du concile fut de rétablir ce ministère pour les jeunes Églises africaines et asiatiques. Le projet pour l’Afrique fut d’ordonner des hommes mariés déjà catéchistes (donc responsables de communautés) et leur permettre de célébrer certains sacrements (baptêmes, mariages). Il s’avéra très vite que ni l’Afrique, ni l’Asie ne se saisirent de ce ministère. L’Afrique préféra rester sur son modèle de catéchiste mandaté pour éviter toute confusion entre le ministère du prêtre et un ministère de « sous-prêtre marié », le fait aussi que le diacre ne puisse conférer seulement le baptême et le mariage fut un frein ; en effet, avec délégation un laïc peut baptiser et assister à un mariage. C’est donc l’Amérique et l’Europe qui s’emparèrent de ce ministère dans de très grandes proportions, pour des raisons différentes d’un pays à l’autre. Nous pouvons retenir deux grandes tendances assez marquées jusque dans les années 2000 :

  • Des diacres pour la liturgie et pour pallier au manque de prêtres ; certains diacres furent alors responsables de communautés. La confusion entre ministère presbytéral et ministère diaconal peut alors resurgir comme ce fut le cas en certaines Églises antiques.
  • La seconde tendance, retenue en France, parfois de manière radicale, est d’insister sur le ministère du seuil du diacre notamment en ordonnant des hommes en pleine activité professionnelle avec très peu de ministère intra-ecclésial et un enracinement quasi obligatoire dans la société civile.

En France, depuis une décennie, cette dernière approche est en train de se transformer, la moyenne d’âge des ordinations diaconales a fortement augmenté, la présence liturgique et sacramentelle est de plus en plus importante dans les paroisses ou les diocèses. Le peu de prêtres et l’articulation ministère diaconal et ministère de laïcs missionnés ont tendance aussi à donner une place plus grande à un ministère intra-ecclésial aux diacres permanents.

Une particularité de l’Église de France fut aussi la question de l’interpellation. Pendant plusieurs décennies, l’évêque interpelait un homme en vue du diaconat, puis se faisait un discernement. Il y avait une méfiance vis-à-vis d’un candidat qui se présentait en vue de ce ministère, il s’agissait souvent d’anciens séminaristes. Mais cette interpellation au diaconat a permis dans certains cas à l’Église d’interpeler de la même manière d’autres hommes en vue de la prêtrise. Nous rappelons ainsi qu’une vocation au ministère ordonné nait dans l’Église qui peut percevoir une vocation chez un homme, la dévoiler chez lui. Une telle interpellation est délicate et demande du discernement surtout avec l’enjeu du célibat pour le presbytérat mais c’est aussi un appel à la délicatesse et au discernement lorsque l’on appelle un homme au diaconat permanent. De plus, cette manière de faire est systématique en ce qui concerne l’épiscopat.
Il n’est pas rare aujourd’hui que des hommes se proposent au diaconat. Le grand nombre de diacres en France est un témoignage et forcément ils deviennent appelants par l’exercice de leur ministère. Le discernement est alors indispensable dans une société où l’engagement à vie n’est pas à la mode, où les relations interpersonnelles ou avec des communautés sont souvent d’abord marquées par les sentiments. Enfin il ne faudrait pas que ces hommes se sentent appelés plutôt à être prêtres mais étant mariés, par défaut ils ne peuvent demander « que » le diaconat.
Le diaconat permanent interroge aussi la discipline ecclésiale du célibat pour les prêtres et les évêques. En premier lieu dans un sens positif car les communautés chrétiennes ont très bien accepté que des hommes mariés soient en aube et étole dans le chœur. En autorisant l’ordination d’hommes mariés, nous puisons dans l’histoire de l’Église et nous sommes en communion avec les Églises catholiques orientales qui ont gardé les deux traditions : l’ordination diaconale et presbytérale d’hommes mariés ou célibataires. C’est bien entendu le signe d’un réel questionnement à propos de l’ordination presbytérale uniquement d’hommes célibataires. Débat compliqué qui demandera de grandes révisions quant au ministère actuel des prêtres si des hommes mariés sont ordonnés prêtres (éviter un ministère à deux vitesses, comment les laïcs se positionneront-ils? Les questions économiques… Le diaconat permanent n’en sera-t-il pas fragilisé ? Le fonctionnement des Églises orientales marquées par ces deux traditions n’est forcément pas le même que celui des Églises occidentales…).
Le diaconat interroge aussi sur la place de l’épouse. Elle n’est pas diacre, on n’ordonne pas un couple diaconal, c’est bien l’homme qui est ordonné. Un théologien du diaconat a rédigé une étude théologique en différenciant ces deux expressions : « la femme du diacre » et « l’épouse dont le mari est diacre ». Il ne s’agit pas simplement de rhétorique mais d’un repositionnement des sacrements reçus. En effet, le diacre comme tout ministre ordonné est appelé à servir une communauté et cette communauté a le droit (parfois même le devoir) d’interroger ce service. Ainsi, le diacre peut être interrogé par son épouse au nom de son baptême et de sa confirmation. Au même titre que n’importe quel chrétien, l’épouse appartenant à la communauté est en droit d’interroger l’exercice du ministère diaconal, de cet homme qui est aussi son mari. Cette dimension communautaire est intéressante pour l’exercice des ministères de prêtre et d’évêque. Eux aussi sont ordonnés au service en tant que pasteurs d’une communauté et celle-ci a le droit (parfois-même le devoir) d’interroger ses ministres. Aucun évêque, aucun prêtre, aucun diacre n’est ordonné dictateur mais ministre de la communion et de la communauté, celle-ci peut donc dialoguer en fonction de cette communion.

Puisque je parle des épouses dont le mari est diacre, il faut aborder la question des diaconesses . Ce ministère a existé dans l’Église antique, nous n’en trouvons plus aucune trace à partir du Xème siècle. Il semble que ces femmes avaient des ministères liées à la décence : baptême et toilette mortuaire de femmes. Dans plusieurs Églises, certaines ont eu un ministère plus large et même ont été un signe et un témoignage fort du service du Christ aux plus pauvres. Il semble tout de même que ce ministère n’ait pas été exactement le même que celui des hommes, même si l’on parle volontiers d’imposition des mains et d’ordination. Cette question est toujours ouverte dans l’Église et débattue. Cependant en ordonnant diacre systématiquement les futurs prêtres, on risque de faire penser que des femmes accédant au diaconat pourraient un jour devenir prêtres. Ce ministère n’a jamais été donné dans l’Église catholique à des femmes, au nom de l’écoute attentive de la Tradition où Dieu s’exprime, l’Église ne s’est jamais donc autorisée d’ordonner des femmes prêtres.

Depuis de nombreuses années Jean Boudoux exerçait un ministère diaconal notamment auprès des personnes fragilisées dans leur santé. Après plusieurs années de veuvage, notre évêque lui a proposé un discernement pour être ordonné prêtre. Nous avons assisté l’an dernier à son ordination presbytérale en même temps que l’ordination diaconale de Franck Savornin. En France le Comité-National-du-Diaconat a longtemps été très réticent à l’ordination presbytérale de diacres permanents célibataires ou veufs. De nombreux évêques partageaient cette position. Le risque étant d’apporter une confusion certaine où nous pourrions penser que le diaconat ne serait qu’une étape vers une ordination supérieure. Deuxième réticence forte, la tentation d’augmenter le nombre de prêtres en proposant aux diacres veufs ou célibataires de gonfler les rangs du presbyterium.
Certains historiens théologiens avancent l’hypothèse aujourd’hui que dans l’antiquité on ordonnait des hommes diacres systématiquement en vue d’un autre ministère soit épiscopal soit presbytéral. Ces théologiens sous-entendent que le diaconat dans une proposition permanente a été inventé au concile Vatican Il. Le concile n’a donc pas inventé le diaconat mais aurait mis en place cette notion de permanence et non en vue d’un autre ministère ordonné.
Au IVème siècle, « la prière d’ordination du diacre par l’évêque atteste que le diaconat est envisagé comme un degré transitoire vers le presbytérat : « Accorde-lui d’accomplir avec satisfaction le service qui lui a été confié (…/…) pour être jugé digne d’un rang supérieur… » Nous pourrions objecter que des hommes éminents sont restés diacres en étant même légats d’évêques ou de papes. Mais nous ne savons pas si ces hommes ont refusé un autre ministère ou si même on leur a proposé, car il est avéré que le fonctionnement de la triade diacre-prêtre-évêque n’était pas la même d’une région à l’autre et d’une époque à l’autre. Ce qui est d’ailleurs le cas actuellement, le ministère diaconal ne revêt pas les mêmes réalités aux États-Unis, en Allemagne, en France ou en Afrique où il n’est quasiment pas proposé. Comment savoir quelle figure le diaconat prendra en France dans cinquante, deux cents ans ? Cette question est la même pour l’épiscopat et le presbytérat. Toute la difficulté réside dans l’articulation entre la forme et le fond, sans distinction schizophrénique et sans confusion sclérosante. La forme des ministères ordonnés peut bouger, évoluer, changer, se transformer pour le service du monde mais sans jamais altérer le fond porté par l’institution du Christ lui-même.
Nous sommes très sûrement à une époque charnière en France à propos du diaconat. Il faut reprendre certaines questions à nouveaux frais devant les évolutions de notre société et des changements profonds dans notre Église. La réflexion doit s’opérer sur deux plans à la fois l’Église diocésaine et l’Église de France bien entendu en communion avec l’Église universelle. Je me permets d’en évoquer quelques unes, sans ordre d’importance. Quelle forme d’interpellation ? Quelle est la place de l’équipe d’accompagnement ? Quelle formation intellectuelle, théologique, pastorale ? Quelle place du diaconat permanent dans l’Église diocésaine, dans un secteur paroissial, au sein d’un ordre de diacres (assez nombreux maintenant dans les diocèses) ? Quels rapports avec les laïcs (notamment les laïcs missionnés) et les prêtres ? Quel discernement des missions confiées sur le plan local ou diocésain ? Comment se situer dans les rapports familiaux et notamment avec l’épouse ? Quelle disponibilité, quelle stabilité dans un lieu précis, avec une histoire commune avec le diocèse et la paroisse ? Quelle présence liturgique et sacramentelle ? Quels types de relations construites dans le milieu professionnel ? Comment éviter une dualité prêtres-laïcs en oubliant le ministère précieux diaconal ? Comment éviter la suppléance du prêtre tout en évitant la suppléance de laïcs formés ou/et missionnés ? Comment construire une pastorale cohérente avec la présence d’un diacre dans la durée et des changements réguliers de curés… ?
D’autres questions stimulantes trouveront des réponses d’abord dans la pratique pastorale et la relecture spirituelle de ce dialogue communautaire entre ministres ordonnés et laïcs pour annoncer toujours plus profondément le Royaume. Cette relecture et cette prise de distance fait naître la théologie et nous permet d’unifier sans uniformiser. Ce dialogue dans l’Esprit à propos du diaconat nous permettra de toujours mieux ajuster la place des évêques et des prêtres et des fidèles laïcs pour un seul et même but : annoncer le Christ sauveur et son immense proximité.
Pour le Comité-Diocésain-du-Diaconat,  Stéphane Ligier, prêtre


Epouse de Diacre

 

Il y a tout juste cinq ans, le 2 juillet 2006, Pierre, mon mari, était ordonné diacre permanent. Depuis lors, ce n’est plus un laïc : il fait partie intégrante du clergé diocésain.
Au cours de la cérémonie d’ordination Monseigneur Loizeau s’est adressé à moi en ces termes : « Madame, l’Église me demande d’ordonner diacre votre mari. Acceptez-vous ce que cette ordination va entrainer pour votre vie conjugale et familiale ? » J’ai répondu « Oui ». Voila donc 5 années que je suis entrée dans une catégorie minoritaire de femmes dites « épouses de diacres ». A vrai dire, cet évènement n’a pas changé radicalement ma vie. Je me sens d’abord, et avant tout, l’épouse de Pierre.

J’ai eu la chance de naître au sein d’une famille très croyante, et depuis ma plus tendre enfance j’ai baigné dans la foi chrétienne. Le Seigneur a placé Pierre sur ma route, et, il y a 45 ans, encore très jeunes tous les deux, nous nous sommes engagés l’un envers l’autre dans le mariage. Nous avons deux fils et une petite fille de 4 ans. Ce « OUI » que nous nous sommes dit l’un à l’autre en 1966 ressemble, je le pense, au « OUI » que nous avons dit à l’Église, chacun à notre place, en 2006. L’un et l’autre « OUI » sont à redire chaque jour. Ils sont notre engagement à aller toujours de l’avant, même à petits pas, avec beaucoup d’humilité.

Ma place d’épouse de diacre se situe dans l’ombre, discrète et en retrait. Ma mission personnelle est celle de tout baptisé. Bien sûr, je m’efforce d’aider Pierre de mon mieux dans les tâches matérielles (téléphone, réception des personnes qui viennent le rencontrer) etc.
Le sacrement de l’Ordre reçu par Pierre et totalement accepté par moi renforce et enrichit le sacrement de notre mariage. Il ne lui enlève rien, bien au contraire, et nous le recevons comme une grande grâce. J’ai découvert, par exemple, la beauté et la richesse de l’office des Heures que nous disons ensemble chaque jour en union avec l’Église universelle.

Je crois pouvoir dire qu’à tous les âges, à chaque étape, le Seigneur a toujours été le moteur de ma vie et c’est avec beaucoup d’espérance et de confiance dans la force de l’Esprit Saint que je continue la route dans la paix et la sérénité.

Michelle Léouffre


 

Témoignage de M. Paul Rebattu, diacre

 

Ces 4 années de diaconie n'ont rien changée dans ma vie quotidienne, famille, travail, associations, conseiller municipal, engagements paroissiaux.

Je vis tout cela dans la continuité des années qui ont précédé mon ordination diaconale. C'est seulement l'esprit dans lequel je les vis qui a changé.

Envoyé par l'évêque en mission dans mon milieu de vie : la Vallée, je suis son messager dans ma vie quotidienne et dans tous mes engagements.
Sentir la présence du Seigneur dans les moindres choses, ma relation avec mes clients. Rencontrer le Christ souffrant chaque semaine en rendant visite aux malades de l'hôpital. Aider les familles en deuil à découvrir la présence du Seigneur dans leur souffrance de la séparation et à garder espoir. Apprendre chaque jour à me laisser habiter par le Seigneur par sa Parole, l'Eucharistie, la prière de l'Eglise et personnelle.

Rester optimiste quelles que soient les circonstances. Le Seigneur est toujours présent à nos côtés.

Allélluia ! !
 Paul Rebattu

 

Vous pouvez consulter l’article théologique de Didier Gonneaud « proposition de lecture du document de la Commission-Théologique-Internationale: le diaconat, évolution et perspectives », document CND, mars 2003

Commission-Théologique-Internationale (CTI), « diaconat, évolution et perspectives », la documentation catholique, n°2284, 2003, p.73, col. 2

Didier Gonneaud, "Diaconat et mariage ou mariage et diaconat", Diaconat aujourd’hui  n 114, février 2005.

Commission-Théologique-Internationale, « diaconat, évolution et perspectives », la documentation catholique, n°2284, 2003, p.68 à 71

Le Comité-National-du-Diaconat (CND) est l’instance de réflexion et de soutien dont s’est doté l’épiscopat français. Il est composé d’un évêque référent, de plusieurs membres (prêtres, diacres, laïcs, théologiens). Cette instance dépend de la Commission-Épiscopale-pour-les-Ministres-Ordonnés-et-les-Laïcs-en-Mission-Ecclésiale (CEMOLEME).

Commission-Théologique-Internationale, « diaconat, évolution et perspectives », la documentation catholique, n°2284, 2003, p.67, col.1

 

 

Ecole Jeunesse Lumière

 

Voilà 9 mois que je suis partie pour l’école Jeunesse-Lumière (JL), dans le Tarn. Je peux maintenant parler des piliers de l’école en ayant commencé à les vivre intensément et avec joie !

Le 1er pilier est la prière : environ 3 heures par jour, en communauté et seule, elle m’a permis d’approfondir ma relation personnelle avec Jésus, source d’eau vive, nous transformant au fil des jours intérieurement mais aussi extérieurement, « et nous tous qui, le visage dévoilé, reflétons la Gloire du Seigneur, nous sommes transfigurés en cette même image, avec une gloire toujours plus grande par le Seigneur, qui est Esprit » 2 Co 3,18. Grâce immense d’avoir l’Eucharistie chaque jour et l’adoration plusieurs fois par semaine dont le jeudi toute la nuit et le vendredi toute la journée permettant une très grande intimité avec le Christ.

Le 2ème pilier est la formation : environ 14h de cours du lundi au jeudi, faits par divers intervenants, le Père Daniel-Ange, mais surtout des personnes extérieures à l’école, reconnues par l’Eglise dans le domaine qu’elles enseignent. Les cours sont variés, nous avons eu une session sur la Bible, la Christologie, mais aussi l’Islam, la bioéthique, œcuménisme, vie consacrée et mariage…Cette formation m’a permis de comprendre ma foi et de voir la richesse de l’Eglise ainsi que son importance et son universalité.

Le 3ème pilier est la vie fraternelle : pas toujours facile ! Mais si riche. Imaginez des jeunes hommes et femmes de 18 à 30 ans, de nationalités différentes : Burundi (centre Afrique), Suisse, Ukraine, République Tchèque, Vietnam, Lituanie, et France dans une même maison durant une année ! Une expérience détonante est impossible aux yeux du monde ! Pourtant nous vivons dans une communion d’amour fraternel intense et nous formons une famille unie en Christ. Quelle joie et découverte, la plus intense et la plus riche de cette année, voir dans chacun de mes frères et sœurs le visage du Christ.

Le 4ème est la mission : découlant bien sûr des 3 premiers piliers. Forts de la prière, formés à l’évangélisation, et témoignant d’une union fraternelle nous ne pouvons que partir porter toute cette joie et cet amour au plus de jeunes possible. Que de rencontres de jeunes cherchant Dieu, si assoiffés d’avoir ce bonheur, cette paix profonde, qu’apporte le Christ.
Voir l’Esprit Saint agir à travers mes frères et sœurs a été merveilleux.
Je me souviens lors de la première mission. Un jeune en classe nous interpelle « mais vous n’avez pas honte de parler comme ça, de Dieu, devant des classes, alors qu’on se moque de vous ? » et un JL de répondre du tac au tac « c’est si je ne disais rien que j’aurais honte, ce que j’ai est si important que je ne peux pas le garder égoïstement  pour moi. Comme l’a dit Sainte Bernadette ‘‘je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire’’ » !
En effet il n’est pas facile de parler de Dieu devant des classes surtout en France où la majorité de la population a une fausse image de Dieu, il est encore plus difficile de le faire à notre âge : qu’avons-nous à donner à 20 ans ?
Nous paraissons arriérés de croire en Jésus à l’heure des mayas, du bouddhisme… Il faut être fou pour dire « oui je crois que Jésus est mort et qu’il est ressuscité par amour pour moi, pour toi, il est présent dans ma vie et il veut entrer dans la tienne pour te rendre heureux »

Nous voulons témoigner que nous pouvons avoir 20 ans et vivre dans le monde comme n’importe quel jeune mais avec un plus ; ce trésor inestimable qu’est le Christ qui vit en nous et nous donne une force supplémentaire une joie et une paix qui ne sont pas de ce monde.
J’ai reçu beaucoup de grâces durant cette année et je ne peux pas encore en mesurer tous les fruits dont je ne vois pour le moment qu’une infime partie.
C’est donc tout naturellement et en confiance que j’ai répondu ‘‘oui’’ à l’appel du Seigneur pour faire une deuxième année au service de l’école et des jeunes de la nouvelle année JL 28 !
Nous sommes pour le moment 7 à avoir répondu à cet appel permettant ainsi à la 28ème année d’avoir lieu. En effet, une des particularités de l’école est de n’être gérée que par les jeunes, les 2ème années, (appelés « les ainés »), qui ont en charge un ministère de la maison (cuisine, accueil, lingerie, mission, liturgie, service de maison), ces ministères nous seront donnés à la rentrée lors de la retraite des aînés qui a lieu dans le berceau de l’école à Fonchaude (au dessus de Digne) !

Comme vous le savez l’école vit de dons et chaque jeune doit trouver des parrains pour l’aider à financer son année. Ce parrainage n’est pas uniquement financier il est également et surtout spirituel, nous nous portons mutuellement dans la prière et l’école prie pour les parrains de façon particulière lors de l’Eucharistie du jeudi soir.

Je remercie tous mes parrains et marraines de cette année dont le soutien a été pour moi très important. Je lance un nouvel appel pour m’aider durant cette 2ème année. Je continue de porter le diocèse et chacun des paroissiens dans mes prières.

Merci à tous pour votre soutien, particulièrement à Mgr Loizeau, au Père Jannini, mes parrains et marraines, ma paroisse de Forcalquier, ainsi qu’à Christine et Vincent Géraud qui m’ont accompagné avec patience sur mon chemin de foi jusqu’à JL.
                                                                                                                                             Marie-Laure Naveau

 

 


Passation de pouvoir à Chemin d'Espoir

 

Le conseil d’administration de l’association Chemin d'Espoir s’est réuni à Manosque afin de remercier Julia Pappalardo responsable de l’antenne depuis 8 ans et bénévole depuis 12 ans et de souhaiter la bienvenue à Georges Aubert le nouveau responsable.
Georges Aubert est bien connu à Chemin d'Espoir puisque c’est lui qui a créé en 1992 l’antenne de Manosque avec Odette Romain.
Parent de Corine, qui est en fauteuil, il connaît bien le handicap et donnera une nouvelle dynamique à l’antenne.
Bernard Gard, Jean Tripodi, Céline Grangier, Annick Pinatel Monique Ranchon et Marie France Dussert les membres du bureau de l’association accompagnés du CA se réjouissent de cette relève.
Si vous souhaitez aider la nouvelle équipe de Manosque en tant que bénévole, si vous avez un jeune adulte en situation de handicap, n’hésitez pas à contacter Georges Aubert au 06 85 52 42 54.
La reprise de l’activité est prévue le mardi 13 septembre 2011 à 10h au local de Chemin d'Espoir Manosque 9 avenue Casimir Pelloutier.
Les membres de Chemin d'Espoir ont pu se retrouver à Auzet du 30 juillet au 7 août pour le 20eme camp sous le signe des régions de France. Un programme que l’équipe de Jean Tripodi a préparé depuis plusieurs mois.et qui a eu un énorme succès.

 

Pour l’équipe

site internet : www.chemindespoir.fr
Mail : chemindespoir@yahoo.fr


 

Chrétiens en Forum

COMMENT GARDER L’HOMME AU CŒUR DE NOS MISSIONS ?

 

Le 15 octobre 2011, entre 14h30 et 18 h se déroulera à la mairie de Digne-les-Bains un Forum ouvert à toutes les personnes qui portent des responsabilités publiques dans notre département et ses environs.
Cette manifestation qui se prépare depuis plusieurs mois est organisée par l’association Chrétiens en Forum (association œcuménique qui organise des débats ouverts sur des questions de société) en étroite collaboration avec le Père Christophe Disdier-Chave représentant l’Evêché de Digne et un groupe de responsables locaux.
Le thème de cette rencontre sera :

Comment garder l’homme au cœur de nos missions ?

En effet, face à une société  qui se complique de jour en jour par la multiplication des normes et règlements, face aux défis de notre temps dont les exigences sont toujours plus nombreuses, une question se pose : comment nos dirigeants, comment les personnes qui ont des responsabilités publiques arrivent-ils, dans leurs actions quotidiennes, à garder l’homme au cœur de leurs missions ?
La conférence introductive de ce Forum sera donnée par le Père Henri Madelin, jésuite, professeur à Sciences-Po Paris représentant le Saint Siège au Conseil de l’Europe et auteur de nombreux ouvrages. Elle sera suivie d’échanges constructifs entre les participants avant le verre de l’amitié qui sera partagé entre tous les participants.
Parlez largement de cette manifestation autour de vous, auprès des personnes en responsabilité que vous connaissez, afin que le plus grand nombre puisse profiter de ces débats.
Des formulaires d’inscription et un programme complet de ce Forum seront envoyés dès le début septembre.

Pour tous renseignements complémentaires vous pouvez vous adresser à :
. Chrétiens en Forum - 4, Allée Pernette du Guillet - 75019 Paris
Tél : 01 43 31 74 74 - E-mail : forum@cef.fr
ou
. Pierre Léouffre - La Gaudine - 04300 Dauphin
Tél : 06 84 61 24 17 - E-mail : pierre.leouffre@wanadoo.fr

Description : FlecheS'inscrire


 

 

 

 

 

 

 

 

L'Equipe Diocésaine de la Pastorale de la Santé est heureuse de vous inviter à la
 
 JOURNEE DIOCESAINE du JEUDI  6 OCTOBRE 2011 
 ( 9h30-16h ) au BARTEU ( journée ouverte à tous)
  
      Elle portera sur une PRIORITE PASTORALE pour tous les diocèses de FRANCE :
  
LA MISE EN PLACE DU SERVICE EVANGELIQUE DES MALADES  ( SEM)
 
     Elle sera animée conjointement par :
- Le P. Félix CAILLET , vicaire général du diocèse de GAP
-Le P. Christophe-Rémi MAZAS ,DDPS du diocèse d'AVIGNON
-Mme Geneviève REP , Responsable Diocésaine du  SEM du diocèse d'AIX en PROVENCE
     
Cette journée nous sensibilisera à l'évolution de notre société : vieillissement de la population, développement de l'hospitalisation à domicile... que nous devons prendre en compte dans notre travail pastoral. 
 
Pour nous y préparer nous pouvons réfléchir à 3 questions:
 
-  QUEL TYPE DE PERSONNES RENCONTRONS-NOUS DANS NOS VISITES,
-QUELS CHANGEMENTS AVONS-NOUS OBSERVE CES DERNIERES ANNEES?
-COMMENT NOTRE MISSION S'EN TROUVE-T-ELLE MODIFIEE ?
  
      A bientôt la joie de nous retrouver!!!!

Pour tous enseignement et i nscription               Soeur Henriette ARMAND                                                           
Maison NOTRE DAME    2 Rue BEAU SOLEIL     04000 DIGNE les BAINS  

       Tél : 04 92 32 52 16         email: henriettearmand@hotmail.fr

 


 

 

 

 

informations officielles du diocèse (à gauche)