liste des diacres permanents du diocèse
Appel au diaconat permanent Grande de joie, avec l’Eglise entière, en cette fête de l’Ascension du Seigneur, d'appeler M Bernard Dubrulle à recevoir l’ordination au diaconat permanent au nom et pour le diocèse de Digne et de l’annoncer à la communauté du secteur de l’Ubaye et au diocèse de Digne. L’ordination aura lieu le dimanche 2 octobre 2011 en la cathédrale Notre-Dame du Bourg à Digne. La cérémonie commencera à 15 heures. + François-Xavier LOIZEAU, évêque de Digne, Riez et Sisteron |
En janvier 2011, Monseigneur Loizeau a institué aux ministères de lecteur et d'acolyte M Bernard Dubrulle en vue d'une ordination au diaconat permanent (on peut voir l'homélie et les photos).
extraits d'Eglise de Digne de septembre Trois hommes ordonnés diacres
À l’occasion de l’ordination diaconale de M. Dubrulle, il m’a été demandé de présenter un historique du diaconat. Cela m’est impossible en quelques lignes car c’est une longue histoire qui est reprise de manière remarquable par de nombreux théologiens et notamment lors de ces dernières décennies puisque le diaconat dans une forme permanente a été restauré lors du deuxième concile du Vatican (1962-1965). Vous pouvez lire de nombreux documents de grande qualité. Je me suis appuyé sur le texte de la Commission-Théologique-Internationale, « le diaconat, évolution et perspective » (novembre 2002) , je vous recommande aussi le site français du diaconat permanent : http://www.diaconat.cef.fr/. Je vous propose de pointer quelques questions historiques et contemporaines au travers de deux ordinations célébrées dans notre diocèse et une à venir. En janvier dernier, à Barcelonnette, lors de la messe dominicale, M. Bernard Dubrulle a été institué ministre de la parole et de l’eucharistie, deux ministères laïques vécus en vue du diaconat permanent. M. Dubrulle sera ordonné diacre le 2 octobre à 15 h à la cathédrale Notre-Dame-du-Bourg. Nous avons eu la grande joie d’assister à l’ordination presbytérale de M. Franck Savornin qui était diacre depuis plusieurs mois, il a exercé ce ministère dans le secteur de Sisteron. Nous avons aussi vécu l’ordination presbytérale de M. Jean Boudoux, diacre permanent depuis de nombreuses années. Trois événements importants pour notre Église diocésaine. Trois exemples intéressants qui soulignent la richesse de l’Église de France en ce moment sur le plan pastoral et théologique. Ces trois ordinations dévoilent plusieurs questions autour du même ministère diaconal. L’ordination de Franck Savornin implique la question d’un ordre transitoire, cependant, en creux, il dit quelque chose d’essentiel : ce ministère n’a jamais été oublié ou abandonné dans l’Église. En effet le diaconat ne dit pas quelque chose de lui-même mais il révèle que seul le Christ est serviteur, le seul diacre. L’Église vit par le regard de son époux, elle est par conséquence servante de l’humanité. C’est toujours le Christ qui révèle la vocation de l’Église pour le monde. Sans jamais retirer le diaconat des ministères ordonnés, à partir du Xème siècle, l’Eglise n’évoque plus d’ordination diaconale pour exercer ce ministère à vie mais toujours en vue d’un autre ministère, soit presbytéral soit épiscopal. Pour de multiples raisons complexes et différentes, le diaconat dans sa forme permanente a disparu. Nous pouvons évoquer plusieurs d’entre elles : la place importante prise par les diacres sur le plan de la proximité dans les communautés reléguant souvent les prêtres à un simple ministère de présidence des sacrements, des dérives fortes de diacres dans le ministère les faisant basculer de l’exercice de la charité à la seule gestion économique de paroisses, d’œuvres ou même de diocèses. Petit à petit, le diacre a été cantonné à l’exercice liturgique et dans le même temps on attribuera des fonctions supplémentaires au fur et à mesure des étapes franchies jusqu’à l’épiscopat. En Gaule, à la fin du Vème siècle, il est proposé cinq ordres inférieurs institués par la porrection des instruments et trois ordres supérieurs (épiscopat, presbytérat et diaconat) ordonnés par imposition des mains. « À Rome, au IXème siècle, le sous-diaconat est le seul passage obligatoire du cursus avant l’accès aux fonctions supérieures. Tous les papes entre 687 et 891 ont été sous-diacres » et cinq seulement parmi eux ont reçu le diaconat, les autres ont eu accès directement au presbytérat puis à l’épiscopat. La question de la sacramentalité du diaconat a été en discussion, elle l’est encore aujourd’hui dans une moindre mesure. Ainsi, on trouve parfois des textes de théologiens ou même des rituels liturgiques qui parlent de consécration ou d’ordination pour l’épiscopat et le presbytérat et de bénédiction ou d’institution pour le diaconat. Cette dernière question a accentué ce phénomène d’étape du diaconat vers le presbytérat ou/et l’épiscopat. Peu à peu le diaconat aura un rôle de passage entre les ministères inférieurs et le presbytérat et l’épiscopat. Enfin, les diacres perdront même leur rôle premier de la charité puisque peu à peu des monastères ou des laïcs missionnés assureront cet office. Le diaconat transitoire aujourd’hui pose certaines questions. Comment éviter l’impression de « poupées russes » comme si l’ordination presbytérale était un « grade » supérieur à l’ordination diaconale ? Comment éviter de tomber dans le cliché spirituel où il faudrait être diacre pour vivre le service en tant que prêtre ? Comment vivre pleinement un ministère diaconal lorsque le but n’est pas ce ministère ? Comment avoir une place dans l’ordre des diacres alors que l’on est tendu vers une place plénière dans le presbyterium ? Comment les laïcs et les prêtres se situent-ils par rapport à ce diaconat « transitoire » ? Lui donnent-ils sa place réelle en tant que diaconat ou sont-ils eux aussi plongés dans un avenir presbytéral ?
En France, depuis une décennie, cette dernière approche est en train de se transformer, la moyenne d’âge des ordinations diaconales a fortement augmenté, la présence liturgique et sacramentelle est de plus en plus importante dans les paroisses ou les diocèses. Le peu de prêtres et l’articulation ministère diaconal et ministère de laïcs missionnés ont tendance aussi à donner une place plus grande à un ministère intra-ecclésial aux diacres permanents. Une particularité de l’Église de France fut aussi la question de l’interpellation. Pendant plusieurs décennies, l’évêque interpelait un homme en vue du diaconat, puis se faisait un discernement. Il y avait une méfiance vis-à-vis d’un candidat qui se présentait en vue de ce ministère, il s’agissait souvent d’anciens séminaristes. Mais cette interpellation au diaconat a permis dans certains cas à l’Église d’interpeler de la même manière d’autres hommes en vue de la prêtrise. Nous rappelons ainsi qu’une vocation au ministère ordonné nait dans l’Église qui peut percevoir une vocation chez un homme, la dévoiler chez lui. Une telle interpellation est délicate et demande du discernement surtout avec l’enjeu du célibat pour le presbytérat mais c’est aussi un appel à la délicatesse et au discernement lorsque l’on appelle un homme au diaconat permanent. De plus, cette manière de faire est systématique en ce qui concerne l’épiscopat. Puisque je parle des épouses dont le mari est diacre, il faut aborder la question des diaconesses . Ce ministère a existé dans l’Église antique, nous n’en trouvons plus aucune trace à partir du Xème siècle. Il semble que ces femmes avaient des ministères liées à la décence : baptême et toilette mortuaire de femmes. Dans plusieurs Églises, certaines ont eu un ministère plus large et même ont été un signe et un témoignage fort du service du Christ aux plus pauvres. Il semble tout de même que ce ministère n’ait pas été exactement le même que celui des hommes, même si l’on parle volontiers d’imposition des mains et d’ordination. Cette question est toujours ouverte dans l’Église et débattue. Cependant en ordonnant diacre systématiquement les futurs prêtres, on risque de faire penser que des femmes accédant au diaconat pourraient un jour devenir prêtres. Ce ministère n’a jamais été donné dans l’Église catholique à des femmes, au nom de l’écoute attentive de la Tradition où Dieu s’exprime, l’Église ne s’est jamais donc autorisée d’ordonner des femmes prêtres. Depuis de nombreuses années Jean Boudoux exerçait un ministère diaconal notamment auprès des personnes fragilisées dans leur santé. Après plusieurs années de veuvage, notre évêque lui a proposé un discernement pour être ordonné prêtre. Nous avons assisté l’an dernier à son ordination presbytérale en même temps que l’ordination diaconale de Franck Savornin. En France le Comité-National-du-Diaconat a longtemps été très réticent à l’ordination presbytérale de diacres permanents célibataires ou veufs. De nombreux évêques partageaient cette position. Le risque étant d’apporter une confusion certaine où nous pourrions penser que le diaconat ne serait qu’une étape vers une ordination supérieure. Deuxième réticence forte, la tentation d’augmenter le nombre de prêtres en proposant aux diacres veufs ou célibataires de gonfler les rangs du presbyterium.
Il y a tout juste cinq ans, le 2 juillet 2006, Pierre, mon mari, était ordonné diacre permanent. Depuis lors, ce n’est plus un laïc : il fait partie intégrante du clergé diocésain. J’ai eu la chance de naître au sein d’une famille très croyante, et depuis ma plus tendre enfance j’ai baigné dans la foi chrétienne. Le Seigneur a placé Pierre sur ma route, et, il y a 45 ans, encore très jeunes tous les deux, nous nous sommes engagés l’un envers l’autre dans le mariage. Nous avons deux fils et une petite fille de 4 ans. Ce « OUI » que nous nous sommes dit l’un à l’autre en 1966 ressemble, je le pense, au « OUI » que nous avons dit à l’Église, chacun à notre place, en 2006. L’un et l’autre « OUI » sont à redire chaque jour. Ils sont notre engagement à aller toujours de l’avant, même à petits pas, avec beaucoup d’humilité. Ma place d’épouse de diacre se situe dans l’ombre, discrète et en retrait. Ma mission personnelle est celle de tout baptisé. Bien sûr, je m’efforce d’aider Pierre de mon mieux dans les tâches matérielles (téléphone, réception des personnes qui viennent le rencontrer) etc. Je crois pouvoir dire qu’à tous les âges, à chaque étape, le Seigneur a toujours été le moteur de ma vie et c’est avec beaucoup d’espérance et de confiance dans la force de l’Esprit Saint que je continue la route dans la paix et la sérénité. Michelle Léouffre
Témoignage de M. Paul Rebattu, diacre
Ces 4 années de diaconie n'ont rien changée dans ma vie quotidienne, famille, travail, associations, conseiller municipal, engagements paroissiaux. Je vis tout cela dans la continuité des années qui ont précédé mon ordination diaconale. C'est seulement l'esprit dans lequel je les vis qui a changé. Envoyé par l'évêque en mission dans mon milieu de vie : la Vallée, je suis son messager dans ma vie quotidienne et dans tous mes engagements. Rester optimiste quelles que soient les circonstances. Le Seigneur est toujours présent à nos côtés. Allélluia ! !
Le diaconat permanent (extrait d'Eglise de Digne de juin) Après avoir accompli ma carrière professionnelle dans la banque, j’ai reçu, au moment de prendre la retraite, l’appel de l’Eglise par l’intermédiaire de mon évêque pour un ministère diaconal au sein de notre diocèse. En ce qui me concerne, ma lettre de mission s’articule autour de différents domaines :
Voilà donc ce qui fait aujourd’hui mon quotidien, tâche ô combien captivante et qui me comble de joie, mais tâche également très prenante et néanmoins possible en raison de mon statut de retraité mais surtout du soutien permanent de mon épouse et de la grâce sacramentelle qui me donne chaque jour force et courage.
Le diaconat permanent existe dans le diocèse depuis le 25 mai 1995, date à laquelle j'ai été ordonné en même temps que Jacques Lustig. Depuis cette date le diocèse compte 9 diacres permanents ; nous étions 10 avant que M. Jean Boudoux ne soit ordonné prêtre (voir: catho04 cef.fr/ordinations).
9 diacres avec 9 missions différentes, 9 lieux de vie particuliers sans parler des parcours professionnels .... et du vécu familial de chacun.
Nous vous proposons durant les mois suivants de donner à chaque fois la parole à un diacre pour qu'il nous brosse un portrait de ce qui fait sa vie de diacre. Il ne dira pas tout ; ni ne donnera une définition du diaconat; un dossier plus théologique paraitra dans église de Digne au moment de l'ordination diaconale à venir.
Je me permets de commencer cette série avec un mot sur Jacques ordonné avec moi et décédé en 2009. Alors qu'il se savait déjà bien malade il a interpelé Mgr Pontier pour lui demander s'il était judicieux d'ordonner un homme malade qui ne pourrait plus faire grand-chose une fois diacre !
Et l'évêque de lui répondre que le ministère diaconal n'avait pas comme objectif premier de faire des choses mais d'être présence ... celle du Christ et de son Eglise ... pour et avec les personnes à qui le ministre est donné. Jacques a été complètement présent au monde de la santé où il a été un moment le délégué diocésain. Malade parmi les malades.
Pour ma part, au moment où le père Victor Gourdon m'a interpellé, marié à Brigitte, nous avions déjà 5 enfants ; Jean est né pendant le cheminement et Sophie a vu le jour quelques temps après mon ordination. Bref, marié, en charge d'enfants en bas âge et employé à temps plein dans un laboratoire, il ne restait plus guère de temps pour là aussi faire des choses ! Les paroissiens d'Aiglun m'ont vu plus souvent au sein de l'assemblée qu'à l'autel !
Onze ans en pastorale familiale et six années dans l'accompagnement et interpellation de ceux qui cheminent vers le diaconat m'ont permis de donner une certaine visibilité de l'action du Christ dans le monde d'aujourd'hui ; mais c'est surtout dans la fidélité de la prière de l'Eglise - bréviaire et/ou oraison quotidiennes - que se déploie mon ministère vue la disponibilité de mon «agenda» qui se remplit tant par ma profession que par ma vie de famille qui compte également deux petits enfants «parisiens».
La participation à l'équipe pastorale d'archiprêtré est aussi un lieu important de l'expression diaconale, sans parler des célébrations -baptêmes, mariages, et assemblées dominicales- auxquelles j'essaie de donner une coloration particulière.
En résumé, j'aborde bientôt ma 17ème année de ministère avec toujours autant de plaisir d'être «choisi pour servir en Sa présence» selon l'antienne de notre ordination, Jacques et moi (prière eucharistique n° 2).
A suivre donc, avec l'expression d'autres diacres diocésains...
Heureux de ces partages…. fraternels, pensées à chacun de vous.
Michel Ningel, diacre (michel@catho04.cef.fr) extrait Eglise de Digne mai 2011
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10 ANNEES DE DIACONAT CELA SE FETE
( lire l'homélie de Mgr Loizeau )
C’est avec beaucoup de joie et d’émotion que nous avons fêté, ce 27 juin 2009, au Bartéu, au cours d’une messe solennelle d’action de grâce, le jubilé des 10 ans de diaconat du frère Jean- Pierre Marie ROSINS de la communauté de Saint Jean, de Mario RONCELLI de l’ Archiprêtré de Moyenne Durance et Guy JEAMPIERRE de l’Archiprêtré du plateau des lavandes.

les jubilaires et leurs épouses entourant Monseigneur Loizeau
Notre Evêque, Monseigneur François-Xavier LOIZEAU assisté du Père Christophe Disdier-Chave vicaire général entouré de nombreux prêtres des secteurs concernés et des diacres du diocèse à rappelé dans son homélie l’importance du diaconat dans notre Eglise diocésaine. Comme il l’a souligné les prêtres et lui même ont été avant tout des diacres.
Une nombreuse assistance chaleureuse et priante a entouré les jubilaires de son amitié et de son soutient pour les différentes missions qui leur sont confiées.
Après la célébration, un partage fraternel a terminé la soirée autour d’un repas, dans une ambiance joyeuse d’échanges et de convivialité.
mais au fait savez vous ce qu'est un diacre permanent
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