Oui,
s’il plaît à Dieu, l’année
qui vient sera celle du transfert du monastère de
l’Annonciade de Peyruis au Costa Rica, projet mis
en route il y a trois ans, suspendu et repris maintenant
que la vie a retrouvé son cours normal.
Nos sœurs franciscaines de Coïmbatore sont maintenant
bien habituées à la grande maison et aux diverses
activités du diocèse. Nous sommes heureuses
que la « relève » soit assurée,
ainsi que la continuité de ce service diocésain
commencé en 1960 par nos sœurs de Saint-Martin
puis de l’Institut Notre Dame.
Au printemps dernier, après un an
de greffe et la santé de Mère Ancelle consolidée,
et au calme des Cyprès, nous avons repris individuellement
et ensemble, la réflexion sur l’avenir de notre
monastère. L’ensemble de la communauté
continuant à penser que la fondation au Costa Rica
restait notre meilleure solution, nous y avons refait un
voyage en juillet, à trois, pour évaluer la
situation là-bas. Sœur Marie Luc se rendait
pour la première fois dans ce pays, et en a ramené
pour toutes un regard neuf et.. positif.

L’accueil est toujours aussi chaleureux.
Pas excessivement expansif, mais ouvert et intéressé
par notre démarche de proposition de vie contemplative,
aussi bien par le clergé et les religieux déjà
sur place que par les laïcs.
À la demande le l’évêque, le lieu
a changé : le calme de la campagne que nous appréciions
lui semblait nuire à une bonne prise de contact avec
la population et nous avons délaissé une maison
de Salésiennes pour une maison de Rédemptoristes,
la campagne pour la ville (Alajuela, siège du diocèse,
deuxième ville du pays, à vingt kilomètres
de la capitale)

La maison, pas très grande, est bien
adaptée à la vie monastique, toute tournée
vers un petit patio intérieur, et toute en rez-de-chaussée
comme la plupart des maisons là-bas, à cause
des volcans qui font frémir la terre bien souvent.
Une ancienne salle de classe à l’entrée
nous permettra d’y faire une chapelle, et un petit
jardin derrière, d’y apprendre à cultiver
nos légumes, sous un tout autre climat, puisqu’il
n’y a pas d’hiver, de descente de sève
et qu’il y pleut dix mois sur douze !
Nous serons heureuses de fêter encore
notre fondatrice, sainte Jeanne de France avec vous tous
le 10 février prochain, et puis, si Dieu veut, nous
rangerons nos affaires, préparerons notre déménagement
et remettrons les Cyprès en état de vous accueillir
de nouveau, et, vers Pâques, de mettre le cap sur
l’Amérique Centrale.
Avant de partir, nous vous reviendrons
bien encore une fois, ne serait-ce que pour vous dire au-revoir,
et vous donner notre adresse : qui sait, si votre route
passait un jour par là ?
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